
|
On rencontre
parfois de oeuvres qui nous mettent hors. Hors du vécu,
hors du connu, hors de nous. (...)Partout Tapparel en appelle
au charnel. Ses protagonistes sont riches en chair. Les femmes
surtout, pour entonner la ritournelle du sensuel. L'éros
est au rendez-vous. Une érotique féminine, célébratrice
de son propre corps pour mieux exalter l'état amoureux.
Avec, toutefois, dans un coin, quelque chien, mâle érectif,
pour évoquer l'autre.
Michel Froidevaux
Les personnages passent dans les allées, entre la voie
de chemin de fer et les buissons de roses. Plus loin la table
du festin est dressée; pour quelle fête secrète?
Pour quelles mystérieuses agapes? Pour quelle délicate
débauche? Les textes ominiprésents rajoutent
au mystère, même si un certain conseiller Brodard
tente Áa et là de nous éclairer... L'oeuvre
de Dominique Tapparel s'appréhende comme une intrigue
à la trame serrée ou il fait bon se perdre.
Pascal HÈmard
Attention: Génial! Etrange Dominique Tapparel (...)
Ses dessins et ses toiles plongent dans l'univers du rêve,
des souvenirs qu'elle rappelle à la réalité.
Elle travaille ses fonds avec un soin particulier, créant
une atmosphère d'ou émergent en trasparence
des femmes mystérieuses, énigmatiques. Pour
parfaire l'illusion, elle mélange les styles: la préciosité
classique au clien d'oeil surréaliste, les dorures
orientales aux collages, la calligraphie à l'abstraction
(...)
CÈcile Lecoultre
(...) Simplicité, dérision, outrance, ironie,
provocation contribuent à entretenir le mystère
qui nous est donné en pâture et il apparaît
que chaque tableau comme un scénario ou une partition,
nécessite non seulement un examen attentif, mais encore
une seconde lecture.
jean-louis Monod
(...) Son travail allie la préciosité des détails,
la somptuosité des matières, l'intensité
des expressions ý des déformations volontairement grotesques.
les humains mis en scène présentent de yeux
exorbités, des bouches en O, des faces allongées
à la Bacon; quant aux perspectives, toutes classiques
qu'elles soient, elles sont combinées sur une même
toile de manière à suggérer un certain
vertige. Horreur ou facétie?
Laurence Chauvy
Comme dans les tomates où des paillettes d'or crépitent
juste sous la peau, les fonds de Tapparel brillent d'un éclat
diffus et lisse (...) Prêter des trais à un visage
donne déjâ beaucoup d'indications. Contrastant
abruptement avec la lourdeur et la saturation des matières,
le regard vit intensÈment (...) L'oeuvre idéale n'exicte
pas. L'important est toujours derrière la porte. Ainsi,
systématiquement évité, le sujet ultime,
comme le livre de sable de Borges, finira bien par faire irruption.
Même en pointillés
Corinne Desarzens
(...) Dans chaque tableau une histoire se raconte, une action
se déroule et l'on se surprend à chercher le
phylactère, la légende qui en commenteraient
l'action (...)
Laurence Amy
|
|